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Des livres, des vidéos, des outils pour que chacun puisse œuvrer à la meilleure version de lui/elle même !

Travailler, or not travailler ? That is the question… Choisir ses mots, pour éviter bien des maux…

travail, inconscient, conscient, Erickson,

C’est décidé, j’arrête de travailler !

Ou plus précisément, j’arrête d’employer ce mot !

Pour quelle raison me direz-vous ???

Simplement parce que notre inconscient est strictement littéral.

Et quel rapport avec le mot « travailler » ?

Il faut savoir que, déjà dans la Grèce antique, la notion de travail était très mal perçue : seuls les activités agricole étaient parfois valorisées. Le travail était, comme dans beaucoup d’autres sociétés, l’apanage… des esclaves !

Au Moyen Age, les clercs (qui maîtrisaient la lecture et l’écriture) et les chevaliers, méprisaient tout ce qui ne relevaient pas des activités intellectuelles et/ou guerrières.

Le travail était le lot des serfs (qui n’est qu’un autre nom pour « esclaves ») et qui le DEVAIENT à leur seigneur, gratuitement et de manière obligatoire…

Il faut attendre la révolution industrielle pour que la notion de « travail » évolue… et devienne simplement une « activité rémunératrice »…

Néanmoins il reste une signification du mot « travail » qui n’a guère évolué au cours des siècles : c’est celle qui est donné aux douleurs de l’enfantement…

Il y a conflit sur l’étymologie du mot : certains prétendent qu’il vient du latin « tripalium » qui signifie instrument de torture à 3 pieds. D’autres, comme le linguiste Emile Littre, pensent qu’il vient du latin « traps » qui signifie « poutre ». Mais pas n’importe quelle poutre… Celle qui servait à entraver les animaux. Ainsi « traps » parlerait à la fois de l’objet qui entrave, mais aussi de la souffrance que cela provoque.

Pour ma part, je pencherai plutôt pour la version de Monsieur Littre. Ayant étudié le latin pendant 8 années (si, si, ça se fait encore 😉) et ayant fait des nombreuses recherches, je n’ai trouvé aucune trace de cet instrument de torture « tripalium » (Le Gaffiot, qui reste à ce jour le dictionnaire de latin le plus complet, n’en fait aucune mention…). Je sais que l’étymologie « tripalium » à la faveur d’internet et des réseaux sociaux. Elle n’en reste pas moins une version très probablement erronée…

Mais quel que soit votre choix sur l’origine du mot, il y a, au bas mot, 19 siècles de conditionnement négatif sur le mot « travail » ! Et notre inconscient étant strictement littéral, il est plus probable que lorsqu’il entend « travail », ou « travailler », il traduise par « corvée » (qui était aussi l’autre nom attribué au travail des serfs au Moyen Age), plutôt que par « chouette ! On va s’amuser ! »

Donc en ce qui me concerne, j’arrête pour de bon d’employer ce mot ! Je choisis plutôt de dire que « je contribue à l’évolution du monde », ou que « j’œuvre à quelque chose», etc.

Inconscient, conscient, Erickson, Mots, maux, développement personnel

De la même manière, je ne « cherche » plus mes clefs, ou d’autres petits objets pour lesquelles il semble que des lutins malicieux se glissent dans toutes les maisons…  Tout comme la petite souris venait cherche nos dents de lait quand nous étions enfants, je me demande si il n’y aurait pas une fée des chaussettes orphelines, un elfe de maison des clefs, ou un gnome des crayons à papier et autres fournitures de bureau qui disparaissent on ne sait jamais comment… Toute plaisanterie mise à part, revenons à mon sujet. Pour quelle raison je ne cherche plus mes clefs ?

Là aussi, parce que mon inconscient est strictement littéral… Il va chercher, certes. Or ce n’est pas mon objectif : je n’ai aucune envie de passer des heures à chercher quelque chose… Ce que je veux c’est TROUVER mes clefs ! Ou une place de parking. Ou mes chaussettes. Etc.

Je vous l’accorde bien volontiers : ça ne fonctionne pas à tous les coups. Surtout pour la place de parking lorsque, comme moi, on vit dans une grande ville… Néanmoins , à force d’expérimenter cette manière de me parler à moi-même, je constate que je passe moins de temps à « chercher ». Et que souvent je « trouve » ce dont j’ai besoin… J’utilise donc exactement le même procédé lorsque j’ai besoin de trouver une solution à un problème. Le moment ou notre inconscient est le plus opérationnel c’est lorsque notre conscient passe en « mode off ». C’est-à-dire lorsque nous dormons. A ce moment-là, c’est notre inconscient qui pilote ! C’est donc le moment de lui confier un certain nombre de tâches : mémoriser des textes ou des leçons (pour tous les étudiants, lycéens et toute personne en situation d’apprentissage), trouver une solution à un problème, trouver une idée neuve pour un projet, etc…

Le tout étant de faire attention aux mots que nous employons pour parler avec notre inconscient.

Pour conclure cet article, je vais vous raconter une anecdote personnelle. Il y a quelques années de cela j’ai dû, suite à la présence d’une masse non identifiée, passer une mammographie. Cet examen n’étant pas concluant, le médecin ayant procédé à la radiographie me dit : « Je n’arrive pas déterminer ce qu’il en est précisément. Mais comme la tumeur grossit vite, je préfère que nous fassions une biopsie. Ne vous inquiétez pas, cela ne signifie pas forcément que la tumeur est maligne, c’est plus par sécurité. »

Soit dit en passant, je n’étais pas inquiète du tout, mais certains mots employés m’ont profondément gênée. Un en particulier : « Tumeur ».

J’ai donc fait cette demande au médecin que cela semble avoir profondément perturbé : « Vous me parlez de « tumeur ». Mais pourriez vous s’il vous plait, me parler plutôt de « boule » ou de « masse », ou encore de « truc » si vous voulez.  Car voyez-vous dans « tumeur », j’entends aussi « tu meurs ». Et je n’ai pas du tout l’intention de mourir. Enfin pas tout de suite… »

Alors je ne prétends absolument pas que changer des mots dans notre manière de parler de certains sujets peut tout révolutionner. Néanmoins, ça ne coute rien de le faire et cela peut amener de très beaux résultats 😉   

Vous avez aimé cet article? Vous avez des questions ? Des remarques ?

Partagez les moi dans les commentaires ! Je serai ravie d’échanger avec vous ! 😉

 

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